Le cancer de la prostate

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Les traitements à l’étude

Des professionnels de la santé en réunion parlent des traitements à l'étude

Ces dernières années, la prise en charge du cancer de la prostate a connu de réelles avancées médicales. Une proportion importante de patients bénéficie désormais de ces nouveaux traitements et les taux de survie ont significativement augmenté.

En plus des nombreuses molécules encore à l'étude, il existe un certain nombre de nouveaux traitements en cours d'essai qui pourraient venir compléter l'arsenal thérapeutique.

Les vaccins

Les vaccins thérapeutiques forment une nouvelle classe médicamenteuse très prometteuse dans le traitement du cancer. Ce sont des vaccins destinés à traiter le cancer, non pas à le prévenir. Ils sont fabriqués à partir des globules blancs du patient que l'on met en présence de protéines issues des cellules cancéreuses. Les globules blancs, initiés à reconnaître les cellules cancéreuses, sont alors réinjectés chez ce même patient. L'objectif est d'encourager le système immunitaire à attaquer la tumeur.

Ce traitement est actuellement en cours d'essai chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique. Il a prouvé une amélioration de la survie, mais sa place n'est pas encore bien définie dans la prise en charge globale de la maladie.

La photothérapie dynamique

Déjà utilisée pour traiter les cancers des bronches, de l'œsophage ou du pancréas, la photothérapie dynamique ou VTP est en évaluation dans une nouvelle indication : le cancer localisé de la prostate.

Cette technique mini-invasive et peu agressive cible la zone tumorale. La photothérapie dynamique combine l'illumination par fibres optiques laser implantées avec précision sur la tumeur de la prostate et un photosensibilisant – dérivé de la chlorophylle (ou d'une algue marine) – administré par voie intraveineuse qui va rendre l'ensemble du corps sensible à la lumière.

L'illumination déclenche une réaction photodynamique qui va entraîner une destruction de la zone prostatique ciblée.

Le patient est sous anesthésie générale. Le chirurgien dispose sous contrôle échographique, au niveau de la zone tumorale de la prostate, des aiguilles et des fibres optiques équipées d'une diode laser.

Le photosensibilisant est injecté par voie veineuse. Il se répand dans tous les vaisseaux de l'organisme.

Le laser est activé et une réaction chimique se produit localement entre lumière et photosensibilisant, ce qui se traduit par une nécrose de la zone tumorale. Durant cette phase, la lumière du bloc opératoire est diminuée, le malade est recouvert d'une couverture de survie et équipé de lunettes teintées, pour le protéger de la lumière.

Il offre la possibilité de cibler une zone précise de la prostate, permettant aussi de ré-intervenir en cas d'insuffisance du traitement.

La durée d'hospitalisation est de 2 jours en moyenne.

La cryothérapie

La cryothérapie (cryochirurgie) offre une alternative potentielle aux traitements de référence du cancer localisé de la prostate, mais le recul est insuffisant pour juger du bénéfice de la technique à long terme.

C'est une technique basée sur l'implantation de fines aiguilles dans la prostate pour la geler. Les aiguilles (contenant du gaz) génèrent un froid important qui congèle les tissus et détruit les cellules tumorales.

Elle s'effectue sous anesthésie générale, sous contrôle échographique et avec un réchauffement urétral pour limiter les complications.

La durée d'hospitalisation est, en moyenne, de 48 à 72 h.
 


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