Le cancer de la prostate

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La curiethérapie

La curiethérapie consiste en l’implantation de façon définitive dans la prostate de grains radioactifs : l’iode 125 le plus souvent ou encore l’iridium 192. Ces grains d’environ 0,8 millimètres de diamètre sur 4,5 millimètres de long sont composés d’une capsule en titane contenant la substance radioactive émettant les rayonnements qui détruisent les cellules cancéreuses.

La substance radioactive va peu à peu perdre sa radioactivité et devenir inerte en
6 à 12 mois, les grains peuvent donc rester sans danger dans la prostate.

Cette technique permet d’administrer des doses d’irradiation supérieures à la radiothérapie externe avec une marge de sécurité de 2 à 3 mm pour le rectum et donc moins d’effets secondaires sur les tissus à proximité.

Quand est-elle indiquée ?

La curiethérapie permet de traiter la tumeur et la prostate dans son ensemble. Elle est indiquée pour les tumeurs de faible risque ou pour certaines de risque intermédiaire.

Il existe certaines contre-indications : une prostate d’un poids supérieur à 50-60 grammes, la présence d’un lobe médian ou encore des antécédents de résection endoscopique de la prostate.

Comment cela se déroule-t-il ?

La curiethérapie de la prostate est une intervention pratiquée sous anesthésie générale ou sous anesthésie de la moitié inférieure du corps, par le chirurgien urologue associé à l’oncologue radiothérapeute et au radiophysicien médical.

Illustration de la mise en place des grains radioactifs sous contrôle échographique

Les grains radioactifs (60 – 120 grains) sont implantés définitivement :

  1. Sous contrôle de la sonde d’échographie endorectale
  2. Par voie périnéale (c’est-à-dire en traversant la peau située entre les bourses et l’anus), à l’aide d’aiguilles implantées dans la prostate lors de l’acte. Ces aiguilles sont retirées aussitôt que les grains ont été positionnés.

La dose de rayonnement décroît très vite au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la source radioactive, ce qui permet de limiter les effets secondaires sur les tissus sains avoisinants (vessie, rectum, canal anal). Ainsi, l’irradiation émise à distance de la prostate et à l’extérieur du corps est pratiquement inexistante. Elle est inférieure aux irradiations naturelles comme les rayons cosmiques, la radioactivité du sol ou bien encore celles reçues lors d’un séjour en montagne ou lors d’un voyage en avion.

Les 7 étapes de la curiethérapie

  1. Consultation avec échographie par voie endorectale (planimétrie) afin de déterminer le volume exact de votre prostate, et de commander les grains d’iode 125 adaptés à votre traitement.
  2. IRM (radiographie par Résonance Magnétique Nucléaire) selon les équipes, pour s’assurer que la tumeur est bien localisée et n’a pas dépassé les limites de la prostate.
  3. Consultation auprès d’un médecin anesthésiste, qui vous explique l’anesthésie générale ou loco-régionale de 2 heures environ, nécessaire à la réalisation de la curiethérapie. Il peut vous prescrire une consultation auprès d’un cardiologue s’il le juge nécessaire et vous indiquera la conduite à tenir concernant vos traitements médicamenteux habituels. La prise d’anti-agrégants plaquettaires ou d’anticoagulants doit être signalée.
  4. Analyse d’urines (ECBU) à effectuer 7-8 jours avant l’hospitalisation, afin d’éliminer une infection urinaire.
  5. Hospitalisation avec temps de préparation à l’intervention : douche, désinfection du périnée, lavement rectal.
  6. Intervention de curiethérapie au bloc opératoire.
  7. Suites postopératoires avec retrait de la sonde urinaire (mise en place lors de la curiethérapie) généralement le lendemain matin de l’intervention et retour à domicile après reprise des mictions.

Il est possible que votre urologue ou votre radiothérapeute décide de vous prescrire un traitement hormonal pendant 2 à 3 mois avant la curiethérapie afin de faire diminuer le volume de la prostate et de rendre techniquement possible l’intervention.

Quels sont les effets attendus et les effets indésirables ?

Les complications directement en relation avec la curiethérapie sont rares, mais possibles :

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