Le cancer de la prostate

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Incontinence : Est-ce une fatalité ? comment la gérer ?

L'incontinence : les toilettes et votre prostate

L'incontinence urinaire d'effort (IUE) après chirurgie prostatique est définie par la fuite involontaire d'urines en dehors des mictions, lors d'efforts de toux, de poussées abdominales, ou encore de l'éternuement. Cette pathologie est un effet secondaire, une conséquence de la chirurgie, qui implique une considération en tant que telle de la part du médecin face au patient qui a le plus souvent été préparé à l'apparition de cette incontinence (l'incontinence « définitive » se produit dans moins d'un cas sur dix après la chirurgie), mais cet effet secondaire est connu : on sait qu'il peut arriver. Dans le cas de la prostatectomie totale pour cancer localisé de la prostate, cette pathologie fonctionnelle s'ajoute à l'histoire cancérologique, qui déjà avait impliqué une démarche spécifique parfois lourde du point de vue psychologique. Aux notions spécifiques de cancérologie et d'onco-psychologie que le patient a dû assimiler et le médecin expliquer (cancer, dissémination, présence ou absence de maladie, récidive, rémission ou guérison, etc.), s'ajoutent à présent la gêne, la chronicité d'un symptôme qui rappellent tous les jours au patient qu'il a subi une chirurgie. Certains patients vont jusqu'à estimer qu'ils ont « troqué leur cancer contre une incontinence urinaire », qui peut provoquer une dégradation importante de la qualité de vie. Pourtant, l'incontinence urinaire n'est pas une fatalité. Depuis que la prostatectomie existe (et que donc l'incontinence post-prostatectomie existe), de nombreux chirurgiens, chercheurs, techniciens, laboratoires pharmaceutiques se sont attaqués au défi que représente la mise au point d'une thérapeutique efficace pour traiter ces symptômes. Les thérapeutiques disponibles couvrent les champs non-invasifs (protections, pince à verge, etc.), conservateurs (kinésithérapie, méthodes physiques et comportementales), médicamenteux, et chirurgicaux (sphincter artificiel urinaire mais aussi d'autres options thérapeutiques moins invasives telles injections péri-uréthrales, les bandelettes, les ballonnets latéro-uréthraux).

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