Le cancer de la prostate

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Le diagnostic du cancer de la prostate

Un laborantin analyse des lamelles au microscope pour diagnostiquer un cancer de la prostate

Chaque patient est différent. C’est pourquoi le diagnostic permet d’établir la typologie de votre cancer afin de sélectionner le traitement le plus adapté. Ce diagnostic repose sur un bilan complet à la fois clinique, biologique et anatomopathologique. D’autres examens peuvent être prescrits par votre médecin s’il les juge nécessaires mais ne sont pas systématiques.

Il n’existe pas un mais des cancers de la prostate

Chaque cancer de la prostate doit être considéré en fonction du terrain de chaque patient, ainsi il n’existe pas un cancer de la prostate mais des cancers de la prostate qui doivent être traités quasi à la carte en fonction de chaque patient. Attention ! Les extrapolations à partir d’histoires cliniques d’individus différents risquent de prêter à confusion.

Les médias ont véhiculé une certaine vague d’incertitude dans la prise en charge du cancer de la prostate. Effectivement la complexité de la pathologie peut prêter à confusion. Il n’existe pas un mais des cancers de prostate.

Le dépistage est un sujet polémique. Le vrai enjeu des cancers de la prostate est plutôt d’établir la prise en charge la plus adaptée à chaque cancer pour chaque patient.

Chaque cancer se caractérise par son stade, son grade, et son évolution biologique et clinique.

Le grade d’un cancer de la prostate est établi selon la classification de Gleason. Cette classification décrit la différenciation cellulaire et l’architecture tissulaire. En clair, plus une cellule cancéreuse est différente des cellules normales, plus elle est dite peu différenciée ou indifférenciée et inversement. Plus les cellules sont indifférenciées plus la tumeur est considérée agressive. Il existe 5 grades différents depuis le grade 1 bien différencié, jusqu’au grade 5 indifférencié. Le score de Gleason (de 2 à 10) est la somme des deux principaux clones de cellules cancéreuses. Le pronostic de chaque cancer est corrélé en partie au stade de Gleason. Ce grade de Gleason est établi initialement sur les ponctions biopsies de prostate.

Le stade d’extension d’un cancer de prostate se caractérise par son stade dit TNM. Le T décrit le degré d’extension de la tumeur primitive, le N la présence ou non de métastases ganglionnaires et le M la présence de métastases à distance. Le stade TNM est établi sur les données de l’examen clinique, des biopsies, et sur les données des différents examens d’imagerie comme l’IRM ou la scintigraphie osseuse. Les stades T1 et T2 sont limités à la prostate, les stades T3 et T4 signent une atteinte au-delà de la capsule prostatique.

Le taux de PSA et sa vitesse d’augmentation sont également des facteurs d’évaluation de la gravité initiale d’un cancer prostatique. Le dosage du taux de PSA peut être influencé par de nombreuses causes et doit être interprété uniquement dans son contexte clinique.

L’appréciation du risque de progression du cancer repose sur le score pronostic de D’Amico, qui tient compte à la fois du score de Gleason, de la classification TNM clinique et de la valeur du PSA. Il existe trois niveaux de risque de progression : faible, intermédiaire et élevé.

Homme mature en consultation écoute son médecin

Diagnostic précoce : les premiers signes

Dans la majorité des cas, les patients ayant un cancer de la prostate sont asymptomatiques, à savoir qu’ils n’ont aucune plainte. Ce sont les médecins qui sont alertés sur l’examen de la prostate (toucher rectal) ou les examens complémentaires (dosage du PSA en particulier).

Les signes cliniques d’origine prostatique sont essentiellement liés à une hypertrophie bénigne de la prostate (adénome) qui peut être associée. Dans ce cas, il s’agit d’une augmentation de la fréquence des mictions (pollakiurie), d’envies pressantes pour uriner (impériosité ou urgenturie) ou d’un besoin de pousser pour uriner (dysurie). Ces symptômes sont rarement en lien direct avec un cancer de la prostate excepté dans les formes évoluées.

De même dans les formes évoluées, on peut observer du sang dans les urines (hématurie) ou des douleurs lombaires au niveau des reins en cas d’obstruction des uretères (tuyau qui amène l’urine du rein vers la vessie).

Dans les formes métastatiques avec des lésions osseuses à distance, les patients peuvent avoir des douleurs osseuses plus ou moins diffuses en fonction de la localisation de ces métastases.

 


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