Le cancer de la prostate

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L’accompagnement psychologique

Un conseiller en accompagnement socioprofessionnel d'un patient

Avoir un cancer de la prostate peut être vécu notamment quand on est traité par chirurgie ou hormonothérapie comme :

Une atteinte à la masculinité/virilité

Dans les représentations de beaucoup d'hommes, les capacités et performances sexuelles seraient associées à leur virilité. L'identité masculine s'en retrouverait bouleversée. Il est souvent dit : « je ne suis plus un homme », « j'ai perdu quelque chose, je me sens incomplet », « plus masculin, mais pas non plus féminin, c'est très dérangeant », « ma fierté en a pris un sacré coup ».

Un mal nécessaire

Certains se centrent sur les bénéfices des traitements, ne montrent que peu d'intérêts ou de plaintes quant aux effets secondaires. Ils sont centrés sur le traitement, et leur volonté de se soigner. D'autres supportent difficilement les pertes liées aux effets secondaires. Une attente douloureuse s'installe parfois : « on serre les dents, on subit et on espère un bon dénouement », « il faut passer par là, ce n'est pas agréable, mais si c'est ce qu'il faut pour se soigner… ». Certaines questions se posent et nous ne savons pas forcément comment réagir.

Et si vous n'avez pas le moral

Il est fréquent lors d'un cancer d'avoir des baisses de moral et des troubles de la qualité de vie (sommeil, alimentation, anxiété…). Pour certains un équilibre spontané sera retrouvé alors que d'autres auront besoin d'une aide psychologique, car la maladie cancéreuse est un événement qui bouleverse souvent les repères de la vie quotidienne. Beaucoup de personnes encore pensent qu'une baisse du moral est une faiblesse et que le soutien psychologique est réservé aux personnes fragiles ou déséquilibrées. Aussi, il pourrait arriver que vous pensiez qu'il faut rester fort, y arriver seul et garder le moral. Mais quand on y réfléchit bien, on ne sait pas exactement ce que « fort » veut dire. Dans certains cas, il peut être utile pour vous ainsi que pour votre entourage d'accepter une main tendue quand vous sentez que votre moral est en baisse. Car agir ainsi n'est jamais un signe de faiblesse, bien au contraire : cela vous permettra le plus souvent d'être plus endurant dans l'épreuve que peut représenter le cancer. Et comme tout sportif accompagné par un coach, pour tenir sur la longueur et mettre toutes les chances de son côté, vous pourrez accepter l'aide proposée par le psychologue. Les psychologues vous offrent si vous le souhaitez un espace de parole, un temps pour vous, afin de mieux vivre les perturbations déclenchées par la maladie et les traitements, pour continuer à vous sentir une personne à part entière, pour parler de la maladie, des difficultés rencontrées, de ce que vous ne voulez ou ne pouvez pas dire à vos proches ou aux soignants. C'est un temps à part, qui vous permet de faire le point sur vos ressources, sur votre façon de communiquer avec votre entourage. Le psychologue vous accompagne également dans une réflexion sur les différentes possibilités qui s'offrent à vous et sur les conséquences de ces dernières sur votre vie, durant le temps de la maladie.

Comment en parler à la famille et à l'entourage ?
L'importance des proches dans l'accompagnement psychologique

Lorsque la maladie grave entre dans la vie, on a souvent des difficultés à poser les choses, à se retrouver. Il faut un temps, pour intégrer les informations, les émotions et pour trouver une façon de faire face. A ce moment-là, il est parfois difficile d'aborder le sujet de la maladie en famille ou avec les proches. Des fois, on pense l'entourage trop jeune, trop âgé ou trop fragile. On aurait tendance à ne pas dire son état de santé, à ne dire que les aspects positifs, à « enrober » les faits ou encore faire des promesses de guérison… Comment protéger les siens, comment l'entourage cherche à nous protéger ? C'est souvent à partir de cette question que la réflexion commence.

Quelques pistes pour vous accompagner

La transmission de l'information et le dialogue permettent de « donner une place à la maladie dans la famille, tout en remettant la maladie à sa place » (Gonzalez, Steinglass, Reiss, 1989).

Comment parler de la maladie aux enfants
Comment annoncer à ses enfants que l'on est atteint d'un cancer

Les choses à ne pas faire

Annoncer votre maladie, celle d'un parent ou d'un proche à un enfant n'est pas chose aisée. Il est fréquent que les parents souhaitent tenir à l'écart leurs enfants, pensant les protéger de la vérité. Cependant, les enfants ressentent rapidement que quelque chose ne va pas, qu'on leur cache quelque chose. Ils auront alors tendance à s'imaginer et à empirer les faits, pensant que la situation est plus grave qu'elle ne l'est vraiment.

Annoncer une mauvaise nouvelle

Il est donc conseillé d'informer le plus tôt possible l'enfant sur la situation actuelle. Il n'existe pas de bonnes façons pour l'annoncer à un enfant, mais il faut utiliser des mots simples et clairs et ne pas hésiter à dialoguer avec lui tout au long des traitements et de la maladie. Questionnez-le aussi sur ce qu'il a compris et encouragez-le à communiquer s'il en ressent le besoin sans le forcer. Si la maladie s'aggrave, il est conseillé de tenir l'enfant au courant et de lui transmettre avec des mots compréhensibles ce que le médecin a dit. Par exemple : les médecins sont inquiets pour l'état de santé de ton père ou de ton grand-père.

Si le décès survient

Parler de la mort d'un parent à son enfant, c'est lui annoncer une vérité prise dans les liens que chacun avait noués avec cette personne décédée. Ce qui sera alors à l'œuvre dans les mots prononcés c'est le regard porté sur ce qu'est un enfant, le lien que l'on a instauré avec l'enfant, la capacité psychique à penser la mort et l'intensité du chagrin qu'elle provoque, car la mort est toujours l'objet d'une relation, que cette relation soit matérielle ou psychique. Mais lorsque la mort injuste et pourtant si violemment réelle ne trouve pas sa place dans l'histoire de la famille, les blessures demeurent. Le risque principal pour l'enfant serait de s'enfermer dans son chagrin au détriment de son élan vital. Il est conseillé d'annoncer le décès en présence de tous les membres de la famille afin que chacun puisse s'appuyer sur les autres et se sentent appartenir à la famille et cela même pour les enfants jeunes.

Faire participer l'enfant

A la mort du proche, il est conseillé de proposer à l'enfant de participer à la préparation des obsèques. Certains accepteront, d'autres non, et il faudra respecter ce choix. Néanmoins, ne mettez pas l'enfant à l'écart cela lui permettra de dire « au revoir ». La participation aux obsèques permettra à l'enfant de se sentir présent au sein de la famille et de commencer à faire son deuil.

Si vous avez besoin d'aide

L'annonce de la maladie ou de la mort à un enfant mais aussi la préparation des obsèques sont des étapes éprouvantes dans la vie de quelqu'un. Accepter ce qui d'emblée semble inacceptable est un chemin parsemé d'embûches pour quiconque. Aussi vous risquez de vous sentir démuni, n'hésitez pas à contacter un psychologue.

 


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